La course la plus dégaine de France ! #CR

Dans le cadre de ma préparation marathon je savais que je devais m’inscrire à un semi-marathon officiel et n’avais pas du tout envie de refaire celui de l’an dernier et avais à la fois envie d’aller un peu au soleil pour me tester sur un peu plus de chaleur et ne pas me faire surprendre par les températures au marathon de Paris après un entraînement hivernal et alsacien soit froid, froid et froid. C’est donc vers Marseille que je me suis tournée avec un dossard acheté en promotion Black Friday en plus ! Et la date correspondait à la case « semi-marathon officiel » dans mon plan de préparation. C’était donc parti pour une belle sortie longue au bord de la Méditerranée.

La veille :

Nous sommes arrivées le samedi midi avec Laura et Méryll. Juste le temps de manger un bout, récupérer les clés de notre loft Airbnb magnifique et direction le village pour récupérer nos dossards et tenter de gagner une montre Garmin (en vain !). Le retrait s’est fait très rapidement et étais bien organisé ! Un point validation du certificat, un point dossard, un point tee-shirt et des plans du parcours pour savoir quand lever la tête et profiter de la vue 😉 Petite photo de notre dossard avec le Vieux Port et nous avons profité du reste de l’après-midi pour nous promener dans Marseille et déguster un petit sorbet 🙂 (D’ailleurs, j’ai trouvé la partie centre-ville de Marseille très sale et n’ai pas trop aimé.)

Le jour-J :

Je me réveille clairement avec la sensation d’être le 9 avril et que le marathon m’attend. Autant dire que j’avais l’estomac un peu … perturbé du coup (#pointglam). Ma tête avait beau se répéter que non, c’était que le semi de Marseille, j’étais stressée. Petit déjeuner light avec thé, banane, pain d’épices et nous étions parties munies de nos magnifiques sacs poubelles pour ne pas nous refroidir avec le mistral.

Top départ :

KM 1 à 4 : Le départ est donné au pied de la cathédrale de la Major, MUCEM dans le dos. Je ne cesse de penser au marathon qui m’attend et me sent déjà émue rien qu’en y pensant, en me projetant dans le sas de départ sur les Champs. Et je fais bien d’y penser car je vais y penser tout le long : « fait attention à où tu mets tes pieds », « c’est pas le moment de se blesser », « va pas trop vite t’es pas là pour te tuer », « l’objectif c’est dans trois semaines pas aujourd’hui », « arrête d’accélérer on avait dit juste une sortie longue » … Bref, voilà ce que je me suis répétée pendant ces premiers kilomètres avec déjà Wonderwall qui résonnait dans mes oreilles.

KM 4 à 7 : Le rythme est bon et agréable, je sens que je ne force pas mais j’y vais ! Alix me retrouve, on passe la Canebière pour finalement descendre jusqu’à la place Castellane et le stade Vélodrome. Je passe le ravitaillement du 5ème km avec ma bouteille de Powerade à la main et que je garde, je repars juste avec un sucre.

KM 7 à 11 : On entre dans le très beau Parc Borély, je profite vraiment du paysage et me sent toujours bien. Ravitaillement du 10ème km : je dépose ma bouteille et prends un sucre, un quart de banane et deux petites bouteilles d’eau. Une pour me rafraîchir et une que je garderai jusqu’au prochain ravitaillement pour m’hydrater.

KM 11 à 15 : La plage du Prado. Je crois que c’est le moment que j’ai préféré dans cette course. On descent en croisant d’autres coureurs qui remontent puis on remonte en croisant d’autres coureurs qui redescendent à leur tour. Les semi-marathoniens sont maintenant mélangé aux marathoniens, on sent la souffrance et l’envie de se dépasser de tous les côtés ! Je cours même un peu sur du sable (« fais attention où tu mets tes pieds ») et prends le temps de profiter du paysage et même des surfeurs sur la plage ! Ravitaillement du 15ème KM : je continue sur ma lancée avec un sucre + un quart de banane qui fonctionne plutôt bien. Toujours une bouteille pour m’arroser et une pour boire jusqu’au prochain ravitaillement.

KM 15 à 17 : On remonte la Corniche avec une vue magnifique, je sens que ça commence à grimper mais les jambes se sentent bien (merci la prépa-marathon, merci les fractionnés). Vers le 17ème km, j’entends la police à moto nous siffler pour que l’on se décale tous sur le côté gauche puis j’aperçois une smart avec le chrono « 2:07:00 » : et voilà que je me fais doubler par le dossard N°1 du marathon, James EMURIA, Kényan. Une gazelle faite de muscle. Wahou.

KM 17 à 20 : Je profite tout simplement de ma course, je ne dois pas accélérer car ne dois pas me casser avant le vrai objectif de l’année, donc j’avance tranquillement, en me disant que je m’approche potentiellement d’un 2h15 en temps. Comme l’avaient prédit mes amis la veille, le mistral soulève ma casquette (pourtant bien tenue avec ma natte). Je la regarde tomber, ne m’arrête pas, continue de courir, puis me dit au bout de quelques mètres qu’elle me sera bien utile le 9 avril. Je m’offre donc un petit demi-tour sur semi-marathon, tranquillement. Ravitaillement du 19ème KM : un dernier sucre avant l’arrivée pour pouvoir tout donner, je garde une petite bouteille que je jetterai vers le 20ème KM.

KM 20 à 21,1 : On redescend enfin vers le Vieux Port, il commence à y avoir à nouveau des supporters (peu présents le reste du parcours, heureusement que quelques groupes de musique sont là pour mettre de l’ambiance) et je vois sur ma montre que 2h15 est faisable mais surtout que je peux être en dessous. C’est parti pour un petit sprint final pendant lequel je remercie encore une fois mes séances de fractionnés !!! Résultat : un beau RP, plus de 10 minutes de moins que l’an dernier sur mon premier semi-marathon puisque je termine le semi de Marseille en 2h14 et 9 petites secondes (à cause de la casquette hihi).

Allo papa-coach, allo assistante de papa-coach, allo Chéri et je repartais en trottinant pour chercher Laura et l’encourager à terminer son premier semi-marathon et bravo à elle qui s’est dépassée sur un telle distance ❤

Une fois remis de nos émotions, la grimpette était loin d’être terminée. Il fallait remonter jusqu’à notre Airbnb, trouver un endroit pour manger pour finalement remonter jusqu’à la gare (et dieu sait que ça monte jusqu’à Saint-Charles) pour enfin trouver un petit brunch local parfait : Bistrot Bocaux, juste avant de reprendre le train direction Strasbourg ! (Point « Maseille c’est pas Paris » : difficile de se faire servir à manger à 14h30 😦 )

Trois jours après mon second semi, je pense pouvoir dire que je suis PRÊTE pour le Marathon de Paris. J’ai validé pour la seconde fois ma tenue complète. J’ai testé et validé des vrais ravitaillements de courses sans toucher à mes pâtes de fruit que j’avais emportées. Et cerise sur le gâteau, je n’ai pas souffert de la chaleur. J’ai réussi à trouver un juste milieu en me rafraîchissant et profitant de l’effet du mistral. J’ai adoré cette course, tant dans les sensations que dans la non recherche du chrono finalement atteint (et heureusement quand même, c’est clairement la prépa qui paye), et le paysage était juste magnifique ! Je vous recommande vraiment cette course même si je ne suis pas tombée amoureuse de Marseille en soit mais les paysages du parcours sont beaux beaux beaux. Et pour information, le marathon part des Calanques 😉

A très vite pour parler … MA-RA-THON,
Marine.

logomarinettte

Publicités

Un commentaire sur « La course la plus dégaine de France ! #CR »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s