Mon deuxième marathon à Amsterdam !

Déjà plusieurs semaines sont passées depuis mon deuxième marathon… et quel marathon ! L’an dernier à la même date nous étions aussi à Amsterdam et je passais à quelques jours près à côté du semi-marathon. Et je décidai (déjà) de monter ma petite team pour y retourner courir le marathon un an plus tard. C’est finalement le père Noël qui m’apporta mon dossard sous le sapin ! L’année s’est passée sans gros challenges, deux semis au premier semestre, un RP sur 10K, puis une préparation marathon qui a commencé après la coupe du monde.

Je ne vous ai pas trop parlé de ma préparation ici car j’ai décidé d’en faire une story permanente sur mon compte Instagram. Et je me disais depuis le début que cette story, je l’a regarderai la veille du grand jour, quand le stress sera monté. Et je vous le confirme aujourd’hui, elle m’a permis de me dire « ok Marine, tu es prête ». En fait, j’ai tout simplement repris mon plan de préparation du marathon de Paris. A la différence que je n’ai pas remplacé des séances de run par des séances de cardio en salles, car en prépa l’été, il faut le dire, les conditions sont bien meilleures ! Du soleil, des longues journées et surtout pas de frontale à porter … le rêve !!! J’ai fait la plupart de mes sorties tôt le matin avant d’aller travailler tout l’été et même deux semaines au bord de la mer pendant mes vacances fin août. Et j’y ai ajouté deux séances de natations les midis pendant tout juillet / août. Mon objectif de ce côté était de travailler sur ma respiration et de renforcer mon dos, qui m’avait bien tiré à la fin du marathon de Paris en 2017 ! Après quelques sorties longues, de nombreux fractionnés (deux par semaines), le semi-marathon de Disney et deux semaines à diminuer la charge d’entraînement …. Nous y voilà, maltodextrine dans une main, valise dans l’autre, prêts à embarquer !

Nous sommes arrivés à Amsterdam vendredi après-midi, de quoi prendre nos marques à l’hôtel, de faire découvrir la ville de nuit à mes parents et au reste de notre team, de manger des pâtes et d’aller se coucher. Ce n’est pas le moment de perdre de l’énergie.

Samedi matin, Amandine arrivait de Paris, le RDV était donné à l’expo du marathon pour aller retirer nos dossards ! L’ambiance était carrément au rendez-vous ! Le DJ dans son van VW rouge, la médaille géante et son Superheroe gonflé pour le spot photo, les plans pour nos supporters… Je retire mon dossard et prend le « Have fun & enjoy your marathon tomorrow » au pied de la lettre. Le retrait des t-shirts se fait efficacement aussi. Quelques photos plus tard, on continue vers les stands Muzino et je fais floquer un t-shirt « finisher » car oui, j’avais bien compris que contrairement à Paris nous n’en n’aurions pas le lendemain ! Bref, on décide d’économiser nos jambes, nous filons déjeuner tous ensemble et c’est dans la chambre d’hôtel que je passerai l’après-midi avec pour programme : les jambes en l’air, la dernière sieste et je prépare déjà mes affaires pour le lendemain et accroche mon dossard ! Dernières pasta party … et nous ne sommes pas seuls à vouloir manger des pâtes visiblement 😉 mais le deuxième restaurant trouvé était le bon ! Au lit à 22h et le réveil est mis pour 6h, j’ai espoir de ne pas être réveillée à 4h30 comme au matin de Paris …

Le réveil sonne, je suis surprise de ne pas m’être réveillée avant, mais c’est tant mieux, ça veut dire que j’ai passé une bonne nuit complète ! Je file sous la douche, bien trop besoin de ce moment pour me réveiller, j’enfile ma tenue déjà prête de la veille, prends mon petit déjeuner avec un hôtel remplis de marathoniens, puis je remet de la Nok partout, vérifie 10 fois que mes lacets sont bien mis, et ….. let’s go au métro ! On décide de descendre à la station Zuid et de marcher quelques minutes jusqu’au stade olympique. Dernier bisous à nos supporters qui devront prendre une autre entrée … puis c’est parti ! On entre dans le stade o-lym-pique. Moi quoi. Sur la piste. L’entrée dans les sas se fait plus facilement que ce que j’avais lu dans différents compte-rendus et c’est tant mieux ! Je crois qu’on a dû attendre 40 ou 30 minutes maximum avant que le départ soit donné. En tout cas je n’ai pas du tout trouvé le temps long !

1-10 KM

WAHOU. Ca y est ! On y est ! Après toutes ces semaines d’entrainements… Papa a mal au mollet depuis une bonne semaine et il m’annonce déjà que ça risque d’être compromis pour lui. On avance à cinq, ensemble, comme si tout ça n’était qu’une sortie dominicale parmi tant d’autres, c’est vraiment chouette ! On est déjà plus rapide que prévu, mais pas grave, on est bien, on discute, on visite … pourvu que ça dure ! Nous traversons le Vondel Park, le RijksMuseum avec une ambiance de dingue et tous ces lapins Duracel … Ma maman et mon chéri nous attendent au 7ème km… et finalement, depuis le 5ème km, papa n’a plus de douleurs (youhouuu). Le temps d’un petit aller-retour histoire de gratter quelques km et nous voilà déjà prêts à descendre l’Amstel ! Ah et au 10ème km j’ai une légère douleur à la cheville mais je décide de ne pas y penser, de l’oublier et de ne pas en parler en espérant qu’elle s’en aille de désespoir et vous savez-quoi ? Ca a marché !

10-21 KM

Je redoutai un peu ce moment. Un aller-retour le long de l’eau… peur de m’ennuyer ! Mais l’ambiance est tellement bonne que je n’ai toujours pas mis mes écouteurs ! Pause pipi règlementaire au 15ème km puis je finis par mettre mes écouteurs, lecture aléatoire sur Spotify « Ramenez la coupe à la maison » se lance. Je me mets limite à chanter ! On croise à nouveau nos supporters de chocs ! Les maisons sur la gauche sont folles, on les aura presques toutes commentées avec papa ! L’ambiance sur l’Amstel est au RDV, des groupes d’aviron, des chanteurs sur des bateaux et des animateurs sur flybord ! MAGIQUE je vous dis ! Au 18ème j’ai un petit point de côté qui mettra deux bons km à partir mais le paysage m’aide à ne pas trop y penser ! Le demi-tour se fait au 19ème km, les supporters sont toujours là alors qu’on est bien éloigné du centre-ville ! Le semi approche, on est toujours trop rapide mais hyper constant dans notre rythme donc autant le conserver !

21-31 KM

Heuuuuu alors là on ne sait toujours pas ce qu’il s’est passé mais il se trouve que nous avons accéléré après le semi… oups. Sûrement la joie de savoir que nous remontions et nous rapprochons donc de l’arrivée et du centre ! Maman et mon chéri sont à nouveau là au 26ème km, c’est fou comme c’est motivant de courir 15min en se disant « le prochain point c’est eux » ! A partir du 26ème km, les jambes commencent à piquer. Ca y est. C’est maintenant que le marathon commence vraiment ! Repartir en courant des ravitaillements est de plus en plus compliqué et lent. Mais dès que le rythme est retrouvé on continue d’avancer. C’est vraiment ces petites pauses qui sont « casse-pattes » pour le rythme et les jambes, mais elles sont nécessaires pour faire le plein d’énergie ! On arrive dans la zone industrielle du 30ème … j’étais prévenu du côté moins cool de cette partie, il me tardait donc d’en sortir vite !

32-40 KM

On se rapproche du centre et l’ambiance se fait à nouveau plus vive ! Voilà qui fait plaisir ! C’est toujours dur mais tellement moins qu’à Paris ! On est plus que trois ensemble, Papa, Amandine et moi. On décide de ne pas se lâcher jusqu’à l’arrivée ! Je vois qu’Amandine marche de temps en temps et je crois que je hurle « ALLEZ AMANDINE GOGOGO ON LACHE RIEN » et elle repart à chaque fois ❤ (trop forte ma cops). Mais vers le 37ème km ça commence à devenir plus dur pour elle et rester à son rythme en marchant à ses côtés me pique bien fort les cuisses ! Papa me dit d’avancer seule, qu’un beau et gros RP est à ma portée et qu’il restera avec Amandine jusqu’au bout. Ok, si elle n’est pas seule je veux bien essayer seule. Donc voilà que je pars. J’ai dû tourner la tête des dizaines de fois pour vérifier s’ils n’étaient pas juste derrière moi. Au cas où, autant les attendre un peu et qu’on termine tous ensemble ! Mais non … personne en vue lors des derniers ravitaillements. Je recroise mes supporters de chocs qui hurlent mon nom ! J’étais bien trop concentrée sur le fait de mettre un pied devant l’autre toute seule à ce moment là ! Je les informe que le reste de la team suit derrière ! Me revoilà à nouveau devant le RijksMuseum où nous étions passés quelques heures plus tôt. Et je regarde ma montre. Je sais qu’elle s’est mise sur pause lors de ma pause pipi et sûrement de temps en temps aux ravitaillements. Mais il semblerait que je puisse arrivée en dessous des … 4h30. Inimaginable quoi. Donc GO GO GO. Je ne lâche rien. Nous entrons dans le Vondel Park qui parait bien plus interminable sur le chemin du retour, je double. Moi, Marine, je double au 39ème km d’un marathon. Mais qu’est-ce qu’il est long ce parc …

41-42 KM

ON SORT ENFIN DU VONDEL PARK !!! Dernière ligne droite vers le Stade Olympique ! J’entends de plus en plus de bruit, je passe sous l’arche des 500m …. Je vais à nouveau devenir marathonienne putain ! Je décide de filmer quelques mètres de cette arrivée dans le stade. C’est beau. Vraiment. Ça fait quelque chose ! Ca y est, me voilà sur la piste, l’arrivée de fouuuuu. J’accélère. Jusqu’à l’arrivée ! Que les fractionnés servent au moins à ça quoi 😀 Et voilà, je suis arrivée !!!!!!! Je saute dans les bras d’Isabelle qui me demande où est Olivier. Il semblerait que je l’ai doublé mais je ne l’avais même pas aperçu ! Amandine et Papa arrivent ensemble 5 minutes plus tard et c’est les bras grands ouverts que je les accueille derrière la ligne d’arrivée ! Et enfin Olivier juste derrière qui avait dû se battre contre une saleté de crampe ! A Paris, je pleurais déjà au 38ème km, j’ai pleuré en franchissant l’arche d’arrivée. Et là rien … rien jusqu’à ce que je désactive le mode avion et que l’application du marathon m’envoie une notification : Marine est arrivée. Résultats : 4h29’30’’. Les larmes sont montées immédiatement. Je suis sous les 4h30. Soit 40 minutes de moins que pour mon premier marathon à Paris !

C’est tous ensemble que nous allons récupérer nos médailles et nous couvertures de survies ! Quelques photos plus tard, direction le métro, la douche puis à 17h00 nous nous sommes tous retrouver autour d’une bonne et plusieurs bières bien méritées (et de nachos et gros burger aussi et de gaufres le lendemain hihi).

Bref, je pense que ce compte rendu est déjà bien trop long ! Mais j’ai vraiment adoré ce marathon, cette préparation estivale, cette météo parfaite le jour-J, une organisation au top, de supers ravitaillements (même si pas de sucre ni d’orange !). Les participants étaient au top et parmi eux de nombreux francophones ! Les encouragements à l’américaines, des pancartes Tap to Power Up de fous bref … tout était parfait ! (et encore plus nos supporters ❤ ).

C’était pour moi mon cinquième passage dans cette ville de cœur… et Amsterdam, tu étais une fois de plus au top !

A très vite,
Marine.

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A magic 21.1 ✨

Re-Woups. Plus de 6 mois sans passer par là ! 6 mois à courir encore et toujours, le semi-marathon du vignoble (le double de ceci quoi), une superbe course accompagnée de mon père (une fois n’est pas coutume), à prendre le temps en marchant dans les montées si j’en avais envie, à courir quand ça allait mieux, et à boire du crémant d’Alsace parce qu’il faisait soif 😉 J’ai aussi accessoirement eu 27 ans et je ne sais plus comment changer cette information sur ma colonne de description …

Je reviens donc aujourd’hui par ici pour y déposer les souvenirs de ce beau semi-marathon ✨ avant de prendre le départ du marathon d’Amsterdam dans 4 jours !

Celui qu’on appellera le MAGIC SEMI✨, c’était donc mon semi de préparation marathon, qui tombait à pic dans mon plan de prépa et présenté à mon coach comme un « semi fun » ce à quoi il m’a répondu que « ça sera quand même 1h50 d’effort » … hum hum … ouai ou plutôt 2h en étant optimiste ! L’été et la préparation s’est écoulée et voilà que ce week-end tant attendu entre amies était là !

L’Hôtel

AHHHHHHHH. Pardon. Oui, ça fait ça de dormir à Disney pour la première fois à 27 ans avec ces copines. A 4 dans la même chambre car oui, c’est pas donné. Mais chez Mickey tout de même ! Une petite séance de sauna, de piscine, de jacuzzi et un tour dans le labyrinthe des longs couloirs de l’hôtel plus tard et nous allions retirer nos dossards.

Le retrait des dossards

Seul point noir de ce week-end ! Je m’explique, lors de l’inscription à la course, on vous demande votre temps estimatif. Sauf que. Ils n’en tiennent pas compte. Résultat. Nous étions chacune dans un sas de départ différents et vu que nous arrivions après tout le monde, on nous informe qu’il n’est plus possible de nous mettre dans le même sas, ou de toute nous regrouper dans le sas qui partira en dernier, et donc, devoir vraiment speeder avec les douches (oui, entre les dossards et la nuit d’hôtel, nous n’avions pris qu’une nuit, donc devions rendre la chambre à 11h00 douche incluse pour 4 personnes). Breeeef. Passons. Comme souvent la petite phrase « désolé nous n’avons plus de t-shirt à votre taille« , donc comme d’habitude je me demande pourquoi on nous pose la question au moment de l’inscription ? Un Homme M fera l’affaire et j’avoue que ce t-shirt est très beau ! Le « salon » du retrait des dossards n’est pas fou, nous n’y restons pas longtemps sans oublier que la majorité des stands photos sont pour les personnes ayant pris le pack photo (€€€€€€).

Le semi-marathon ✨

Après une bonne nuit (agitée comme souvent avec les courses longues), réveil à 5h30 du matin pour être vers les sas à 6h30. Nous arrivons finalement, avec Amandine, à nous mettre dans le même sas. Clara et Claire ont pu dormir un peu plus longtemps vu qu’elles partaient dans le dernier sas (mais encore une fois, c’est quand même dommage quand on s’inscrit avec les mêmes temps estimatifs). Paula Radcliffe nous encourage avant le départ et laisse finalement sa place à Cruella. Ok, l’ambiance est au top !!!! Nous nous approchons près de la ligne de départ et voilà qu’une pause pipi (un vrai pas celui du stress) me fait perdre Amandine ! C’est à mon tour, et c’est toute seule que je prendrai le départ de mon cinquième semi-marathon ! L’ambiance est au top, nous partons de Studio pour rejoindre le parc principal et les employés de Disney sont tous entrain de nous encourager ! On aperçois les premiers personnages mais je suis seule et je n’ai pas prévu de m’arrêter faire la queue pour une photo avec Jafar ! Non, je vais plutôt essayer de me rapprocher des 2h au chrono et voir ce que mon corps dit sur la distance, ma forme et donc ma prépa ! Je me rends vite compte que beaucoup de coureurs sont là pour s’amuser (et c’est génial !) mais ne courent pas vraiment vite, voire marchent déjà au bout de 500m à peine. Je ne leur en veux pas du tout (peut-être un problème de sas de départ au final ?), j’espère qu’ils s’amuseront autant que moi 🙂 Je passe donc mon temps à doubler et cela est plutôt bon pour le moral je dois l’avouer !

Environ au 6ème km je retrouve ma petite fée clochette Amandine ❤ repérable parmi toutes les fées clochettes croisées depuis le début parce que son chignon était de loin le plus beau ! Et c’est jusqu’à la fin qu’on sera restées ensemble au final, en se doublant chacune notre tour à notre rythme. Lorsque nous sortons finalement du parc, l’ambiance est toujours aussi top, ok il n’y a plus de personnages, mais beaucoup de groupes de musique et de cheerleader sont là pour nous encourager ! J’en profite pour boire et manger un bout de pâte de fruit au 7ème, 10ème et 15ème km. Après le 16ème km, nous retournons dans le parc côté hôtel Western. L’ambiance et la déco est magnifique ! Le temps dans ces décors passent vites et nous voilà de plus en plus proches de l’arrivée. Je me mets à calculer. Ok. Je peux arriver en dessous des 2h. Je ne lâche rien et calcule tous les km sur des bases de 6 minutes du kilomètre alors que je suis en dessous ! Ca va le faire …. accroche-toi … Nous passons Disney Village, l’arrivée est toute proche ! Et voilà, je l’ai fait, devant Mickey, je passe sous l’arche à 1h58’40 ». Vraiment, il n’y a que chez Mickey que ce genre de miracle pouvait se produire ! La médaille est énormissime (plus grosse que celle du marathon de Paris), on s’enroule dans des couvertures de survie Disney, banane à la main et on repartait courir le plus vite à l’hôtel pour nous doucher avant l’arrivée des filles ! (J’en profite pour dire que mes copines elles sont trop fortes voilà ❤ )

Je vous laisse avec quelques photos de nous avec nos médailles ! Ce semi-marathon était vraiment génial, tant dans l’ambiance, d’être entre amies, dans ce parc et sa magie, ce chêteau et cette énorme médaille 😍 Alors ok ça coûte cher pour une course … mais il faut aussi savoir se faire plaisir et passer un bon week-end entre fille ça fait toujours du bien !

A très vite,
Promis j’essaye de vous raconter le marathon d’Amsterdam avant le mois de juin !
Marine.

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#CR de ma pire course !

Il y a des jours avec et des jours sans… en course à pied aussi ! Je reviens après 3 mois d’absence sur le blog (oups), comme si de rien n’était, pour vous raconter mon dernier semi-marathon !

Mon objectif de l’année 2018 est le marathon d’Amsterdam qui aura lieu en octobre ❤ Du coup avant j’ai prévu de faire au moins deux semi-marathon sur le premier semestre et ensuite un autre qui s’intègrera dans la préparation. Du coup, début janvier, je ressorts mon plan de préparation du marathon de Paris avec pour objectif de faire ma petite recette avec jusqu’à la date du semi-marathon dans le plan. Comme tout le monde a pu le voir, l’hiver a été long et la préparation beaucoup moins agréable que l’an dernier ! Plusieurs sorties longues sur la neige … avec des fractionnés au retour une fois que j’avais trouvé une parcelle de 500m non glissante ! Et dire que fin mars l’an dernier j’avais déjà les marques de bronzage du short 😦 … Breeeeef je termine pas préparation correctement, je fais ma sortie de 20km en 2h pile en étant en forme, je mange bien la semaine avant le semi-marathon, je déclare accessoirement un petit virus qui ne me fais rien mais du coup me voilà sous antibiotique pour la semaine ! Arf ! Le samedi, je prépare mes affaires et puis … il se met à neiger. Genre beaucoup. Je change donc ma tenue pour le lendemain. Exit le short, bonjour le long (mais léger), et j’échange le t-shirt contre un manche longue + la veste. OH JOIE. Bref … je file me coucher en me disant que tout ira mieux le lendemain (oui, je crois encore au Père Soleil).

7h00 (-1h de changement d’heure … hum hum …) le réveil sonne. Message de mon père « Bon bahhhh tu m’appelle quand tu es réveillée … » Je comprends directement quand dans ces « … » se trouve de la neige. J’ouvre mes volets et je vois déjà la neige sur mon balcon. OH JOIE … (encore). Après un débat sur est-ce que ça vaut le coup d’y aller ou pas ? je décide finalement de bien y aller tout en mettant une croix sur le RP pour lequel je m’étais préparée à savoir passer sous la barre des 2h après un semi à 2h03 à Lyon en octobre dernier ! Mais bon … si nous n’y allons pas, je sais d’avance que j’aurai pesté toute la journée 🙂

Nous arrivons donc sur les lieux et la neige a quand même fondue sur le parcours mais le sol est glissant pendant les quelques minutes d’échauffement … il faudra donc faire attention ! Le départ est donné est finalement ça ne glisse plus sur le parcours, et la neige n’est pas sur notre chemin. Je suis en forme, aucune douleurs à déclarer, on part sur un bon rythme, je dépasse le meneur d’allure 2h00 et rattrape même le 1h55… on décide de rester derrière pour garder de l’énergie pour la deuxième moitié. 10KM en 56 minutes … il suffit de garder le rythme … sauf que j’ai très soif malgré le froid et je décide de boire au ravitaillement … grosse erreur ! L’eau est congelée, les morceaux d’oranges également mais pas le sucre ! Ouai superrr sauf que le sucre ça donne soif. Crampes d’estomacs à partir du 13eme km environ … et j’ai toujours très soif. Je ralenti. Je marche. J’en ai marre. J’aimerai prendre un raccourci. Je ne prends aucun plaisir. J’abandonne mon chrono. Je laisse le meneur 2h00 me rattraper puis me doubler. Foutue pour foutue … on peut arrêter là ? Ah non, la voiture est à l’arrivée … J’alterne marche et course en ayant toujours assez de force pour me plaindre et râler ! Le parcours est un aller-retour dans la forêt. L’aller le vent dans le dos, je me suis réchauffée malgré une température de -1 degré … le retour … vent glacial en pleine face. Obligée de remettre mes gants alors que je ne sens presque plus mes doigts ! GE-NI-AL.

Tout avait pourtant bien commencé !

Je reprends des forces sur les derniers km et termine finalement en 2h10 … passant devant la star locale Fernand Kolbeck (Marathonien français. Il a participe au marathon des Jeux olympiques d’été de 1972 à Munich, terminant 28ᵉ, et au marathon des Jeux olympiques d’été de 1976 à Montréal, terminant 34ᵉ.), qui disait dans un mégaphone « 5 à 10 minutes de moins dans de meilleurs conditions« , « plus que 1000 mètres« . Il m’a fait sourire en tout cas 🙂

Tout ça pour dire que c’est la première fois pour moi que je ne prenais aucun plaisir dans une course. Du moins, sur la deuxième moitié. Le parcours était le même depuis déjà une heure : des arbres avec de la neige sur des branches. Merci mais non merci ! Et puis ce semi-marathon, je le connais, c’était la deuxième fois que je le faisais et je peux vous le dire, on ne le fais pas pour le plaisir mais bien pour le chrono, surtout par un temps comme ça ! Alors ce que j’en retiens ? Que j’ai un mental têtu qui veut pas des fois. Que j’ai souvent très soif et que mon corps n’aime pas l’eau froide. Il faudrait donc peut être que je songe à trouver un bon kamel back qui ne fait pas de bruit et ne porterait pas trop chaud … ou bien ne courir que des courses A.S.O. Challenges avec les petites bouteilles distribuées à chaque ravitaillement ❤ Et qu’au final … ce chrono n’est pas si pourrit au vu des conditions n’est-ce pas ? 🙂

Donc vivement les prochaines courses, des 10km dans un premier temps puis le semi-marathon du vignoble d’Alsace en juin, cette fois pas de chrono en vu mais bien profiter de l’ambiance et des paysages (voire même d’un verre de vin au ravitaillement ?) !

PS : Oui, sur la photo d’en haut, c’est bien de la neige sous mes baskets et mon dossard 😉

A très vite,
Marine.

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