#CR de ma pire course !

Il y a des jours avec et des jours sans… en course à pied aussi ! Je reviens après 3 mois d’absence sur le blog (oups), comme si de rien n’était, pour vous raconter mon dernier semi-marathon !

Mon objectif de l’année 2018 est le marathon d’Amsterdam qui aura lieu en octobre ❤ Du coup avant j’ai prévu de faire au moins deux semi-marathon sur le premier semestre et ensuite un autre qui s’intègrera dans la préparation. Du coup, début janvier, je ressorts mon plan de préparation du marathon de Paris avec pour objectif de faire ma petite recette avec jusqu’à la date du semi-marathon dans le plan. Comme tout le monde a pu le voir, l’hiver a été long et la préparation beaucoup moins agréable que l’an dernier ! Plusieurs sorties longues sur la neige … avec des fractionnés au retour une fois que j’avais trouvé une parcelle de 500m non glissante ! Et dire que fin mars l’an dernier j’avais déjà les marques de bronzage du short 😦 … Breeeeef je termine pas préparation correctement, je fais ma sortie de 20km en 2h pile en étant en forme, je mange bien la semaine avant le semi-marathon, je déclare accessoirement un petit virus qui ne me fais rien mais du coup me voilà sous antibiotique pour la semaine ! Arf ! Le samedi, je prépare mes affaires et puis … il se met à neiger. Genre beaucoup. Je change donc ma tenue pour le lendemain. Exit le short, bonjour le long (mais léger), et j’échange le t-shirt contre un manche longue + la veste. OH JOIE. Bref … je file me coucher en me disant que tout ira mieux le lendemain (oui, je crois encore au Père Soleil).

7h00 (-1h de changement d’heure … hum hum …) le réveil sonne. Message de mon père « Bon bahhhh tu m’appelle quand tu es réveillée … » Je comprends directement quand dans ces « … » se trouve de la neige. J’ouvre mes volets et je vois déjà la neige sur mon balcon. OH JOIE … (encore). Après un débat sur est-ce que ça vaut le coup d’y aller ou pas ? je décide finalement de bien y aller tout en mettant une croix sur le RP pour lequel je m’étais préparée à savoir passer sous la barre des 2h après un semi à 2h03 à Lyon en octobre dernier ! Mais bon … si nous n’y allons pas, je sais d’avance que j’aurai pesté toute la journée 🙂

Nous arrivons donc sur les lieux et la neige a quand même fondue sur le parcours mais le sol est glissant pendant les quelques minutes d’échauffement … il faudra donc faire attention ! Le départ est donné est finalement ça ne glisse plus sur le parcours, et la neige n’est pas sur notre chemin. Je suis en forme, aucune douleurs à déclarer, on part sur un bon rythme, je dépasse le meneur d’allure 2h00 et rattrape même le 1h55… on décide de rester derrière pour garder de l’énergie pour la deuxième moitié. 10KM en 56 minutes … il suffit de garder le rythme … sauf que j’ai très soif malgré le froid et je décide de boire au ravitaillement … grosse erreur ! L’eau est congelée, les morceaux d’oranges également mais pas le sucre ! Ouai superrr sauf que le sucre ça donne soif. Crampes d’estomacs à partir du 13eme km environ … et j’ai toujours très soif. Je ralenti. Je marche. J’en ai marre. J’aimerai prendre un raccourci. Je ne prends aucun plaisir. J’abandonne mon chrono. Je laisse le meneur 2h00 me rattraper puis me doubler. Foutue pour foutue … on peut arrêter là ? Ah non, la voiture est à l’arrivée … J’alterne marche et course en ayant toujours assez de force pour me plaindre et râler ! Le parcours est un aller-retour dans la forêt. L’aller le vent dans le dos, je me suis réchauffée malgré une température de -1 degré … le retour … vent glacial en pleine face. Obligée de remettre mes gants alors que je ne sens presque plus mes doigts ! GE-NI-AL.

Tout avait pourtant bien commencé !

Je reprends des forces sur les derniers km et termine finalement en 2h10 … passant devant la star locale Fernand Kolbeck (Marathonien français. Il a participe au marathon des Jeux olympiques d’été de 1972 à Munich, terminant 28ᵉ, et au marathon des Jeux olympiques d’été de 1976 à Montréal, terminant 34ᵉ.), qui disait dans un mégaphone « 5 à 10 minutes de moins dans de meilleurs conditions« , « plus que 1000 mètres« . Il m’a fait sourire en tout cas 🙂

Tout ça pour dire que c’est la première fois pour moi que je ne prenais aucun plaisir dans une course. Du moins, sur la deuxième moitié. Le parcours était le même depuis déjà une heure : des arbres avec de la neige sur des branches. Merci mais non merci ! Et puis ce semi-marathon, je le connais, c’était la deuxième fois que je le faisais et je peux vous le dire, on ne le fais pas pour le plaisir mais bien pour le chrono, surtout par un temps comme ça ! Alors ce que j’en retiens ? Que j’ai un mental têtu qui veut pas des fois. Que j’ai souvent très soif et que mon corps n’aime pas l’eau froide. Il faudrait donc peut être que je songe à trouver un bon kamel back qui ne fait pas de bruit et ne porterait pas trop chaud … ou bien ne courir que des courses A.S.O. Challenges avec les petites bouteilles distribuées à chaque ravitaillement ❤ Et qu’au final … ce chrono n’est pas si pourrit au vu des conditions n’est-ce pas ? 🙂

Donc vivement les prochaines courses, des 10km dans un premier temps puis le semi-marathon du vignoble d’Alsace en juin, cette fois pas de chrono en vu mais bien profiter de l’ambiance et des paysages (voire même d’un verre de vin au ravitaillement ?) !

PS : Oui, sur la photo d’en haut, c’est bien de la neige sous mes baskets et mon dossard 😉

A très vite,
Marine.

logomarinettte

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Une année de rééquilibrage alimentaire.

Quasiment 17 KG en moins depuis janvier 2017. Ou peut-être 18 lorsque cet article sera publié. Ou peut-être 16 si une raclette se glisse dans le planning (coucou l’après-fêtes de fin d’année)! On dit merci la préparation marathon qui m’a fait prendre conscience de certaines choses et surtout qui m’a fait mettre en place un vrai rééquilibrage alimentaire dans mon assiette. Malheureusement je n’ai que ce chiffre pour me montrer les résultats car je n’ai jamais pris mes mensurations donc je n’ai pas de base à comparer.

Pas de défis minceur à proprement parlé. Et surtout pas de régime ! Depuis le début, je ne me suis fixé aucun poids, a aucun moment je ne me suis dit « il faut que tu perdre XXkg avant le marathon » ni avant la fin de l’année ni jamais en fait. Pas de défis minceur pour être plus fine moins pulpeuse ou plus dans les normes. Non, mais pour être plus rapide les baskets aux pieds et ne pas abîmer mes articulations ! On m’a demandé une fois où je trouvais ma motivation pour aller à la salle de sport. Elle n’a jamais été dans le « je veux perdre 3kg avant de mettre le maillot de bain » non, j’ai simplement répondu que mon seul objectif était de courir plus vite !

Vous ne verrez pas non plus d’avant/après. Car sortir le ventre en tirant la gueule puis le rentrer avec une meilleur mine, un sourire et du maquillage, tout le monde peut le faire 😉

Voilà pour ma petite introduction à ce propos … parce que vous êtes quelques unes à m’en avoir demandé plus suite à un post sur instagram, je vais vous donner mes différents tips de motivation et dans l’assiette mais avant tout, je voulais préciser qu’il s’agit là de mon expérience, de mon corps et qu’à aucun moment je ne suis ni diététicienne ni nutritionniste ou quoi que ce soit. Je n’ai suivi aucun professionnel dans le cadre de ce rééquilibrage alimentaire et je fais sûrement des erreurs d’ailleurs. Alors voici ce que j’ai fais pour y arriver 🙂

Trouver une vraie source de motivation

De mon côté, tout a clairement commencé le premier jour de ma préparation marathon le 1er janvier 2017. Mon objectif était simplement de terminer ce premier marathon, en entier et avec le sourire. Pour y arriver, je m’étais fixé de suivre quasiment à la lettre le plan de préparation de mon coach, d’écouter mon corps et de me reposer et annuler les séances si ce dernier disait stop, de prendre soin de mon sommeil et du coup de mon corps en lui donnant le bon carburant nécessaire à cette réussite. Voilà ma seule et unique motivation au début de ce rééquilibrage alimentaire. Ces trois mois de préparation, j’ai tenu presque sans aucun craquage, les objectifs que je m’étais fixé. Résultat : je prenais le départ du marathon de Paris avec déjà 13kg en moins qu’à mes premiers jours du plan de préparation. Clairement, pendant ces trois premiers mois je n’ai bu aucune goute d’alcool, n’ai mangé presque aucun morceau de fromage ni aucun produit laitiers. Et en protéines animales : plus de viande rouge (et autant dire que pour la carnivore que j’étais ce n’était pas la partie la plus simple).

Ma source de motivation : mon premier marathon !

Manger MIEUX, boire plus

Simple. Basique. Je dirai surtout et en fait si simplement …  : supprimer toutes les mauvaises habitudes alimentaires que j’avais depuis quelques années. Une des premières et pires erreurs que j’ai pu faire depuis que je me suis mise à la course à pieds c’est de me dire le dimanche soir « bon bah j’ai couru 15km ce matin, je peux me permettre de commander une pizza !  » . Sauf qu’à ce dire cela trop souvent, les kilos restent et se font même de plus en plus nombreux ! Donc courir plus pour manger plus, clairement, c’est la fausse bonne idée 😉 Une fois cette première notion comprise il fallait maintenant …

  • Ne pas manger moins mais manger MIEUX.
  • Ne pas compter les calories mais LIRE les étiquettes de composition.
  • Et je vous l’ai déjà dit mais BOIRE entre 1,5L et 2L d’eau par jour.

Avant la préparation marathon (et pire, pendant mes années à Paris… coucou les livraisons, les paninis de Paris8 et autre conneries), mon petit déjeuner était composé de lait, de jus d’orange et de gâteaux type « Petit Déj » plein de sucres… vous cernez le problème ? Les repas du soir souvent similaire en quantité à des repas de déjeuner alors qu’ils doivent être plus légers. Et ces deux repas souvent accompagné de sauces, crèmes, viandes rouges et surtout jamais assez de légumes ni de fruits ! L’excuse de « pas assez de temps » pour cuisiner des légumes est tout simplement fausse, je m’en rends compte aujourd’hui !

Les trois premiers mois de l’année j’ai donc arrêté tout cela. Finit les conneries comme on dit ! Biscottes de pain au céréales complètes et sans sucres ajoutés le matin, avec thé vert et smoothie aux fruits avec des graines de chia dedans ou juste des fruits. Les laitages remplacés par du soja, du « lait » d’amande ou de l’eau de coco pour les smoothies. Moins de viande, plus de viande rouge, autant de poisson ou d’oeufs que je n’en consommais avant mais surtout, j’ai clairement introduit les protéines végétales dans mon alimentation.

Depuis le marathon, (je suis partie aux USA manger plein de donuts), je continue à bien manger, mieux manger et je me sens toujours mieux. Par contre, je m’autorise des produits laitiers si j’en ai envie de temps en temps, des desserts si des vraies occasions ce présentes (un midi lambda n’est pas une occasion par exemple 😉 ), et si je sais que j’ai un gros weekend entre amis ou en famille qui est prévu et où l’on va plus manger que d’habitude, je sais que je dois faire plus attention la semaine et ne pas craquer sur des cheat meal vu que je sais quand j’en aurai ! En fait tout est une question … d’équilibre !

Maintenant que j’ai pris de nouvelles et meilleures habitudes, je suis mieux dans mon corps, je cours plus vite et ma peau est aussi beaucoup plus clean ! A aucun moment je ne me suis sentie frustrée. Peut-être une ou deux fois en refusant un bon verre de vin avant le marathon mais … je savais pourquoi 😉 heureusement maintenant je dis oui à nouveau … enfin jusqu’à la prochaine préparation marathon ! Ah et surtout, aujourd’hui, je prends même plaisir à cuisiner de bonnes soupes maisons avec des légumes (bios de préférence) et même des compotes maison et j’adore ça 😀

Breeeeeeeeef que cet article est long et c’est surement un des articles les plus personnels jamais écrit sur le blog. Merci d’ailleurs si vous êtes toujours en train de me lire ! Tout ça pour dire que vive les smoothies au lait d’amande, les graines de chia, la soupe maison et les craquages entre amis ou en famille c’est la vie 😀 et … pour la première fois je crois, j’ai terminé l’année 2017 en étant fière de mois et de ce que j’avais accompli, ce qui est assez rare !

J’en profite pour vous souhaiter à toutes et à tous une très belle année 2018 pleine de beaux moments, de défis réalisés, de surprise de la vie, d’amour et de voyages ❤

A très vite,
Marine.

logomarinettte

Semi-marathon de LYON : mon #CR

Après une pause de deux semaines sans course à pieds cet été (mais tout en continuant le RPM), après avoir mis en place le plan de préparation pour le semi-marathon de Lyon avec peu de temps dédié aux sorties longues et de nombreux fractionnés et après un nouveau RP sur une course bien plate de 10KM en 53 minutes (ouiiiiii 🎉) et un autre 10KM en 55 minutes avec des côtes à 12% (qui piquent !), c’était parti le week-end dernier direction #RUNINLYON et son semi-marathon avec peu de sorties longues au compteur !

La veille

Après un passage pour chercher des forces chez Coney Cookies , c’est sous nos parapluies et sous des trombes d’eau que nous sommes allés récupérer nos dossards au village Run in Lyon place Bellecour. Vous comprendrez vite que vue la pluie … nous n’avons pas profité longtemps du village une fois nos dossards et t-shirts en poche ! Le soir, et ça va finir par devenir un rituel je crois : pas de pâtes mais de l’eau pour l’hydratation et un gros bol de chirashi saumon-avocat !

Le jour-J

Réveil 6h30 pour un départ à 9h00 et une fermeture de sas vers 8h30 il me semble ! Petit déjeuner salé au programme : thé vert, petit pain complet aux graines, tranches d’emmental, jambon et une demie banane. J’arrive finalement dans mon sas où des toilettes sont disponibles (plutôt pratique!). La météo est parfaite, il fait encore frais au moment de prendre le départ mais les nuages s’en vont rapidement ! A ma grande surprise, nous prenons le départ avec les marathoniens et sommes donc mélangés dans le sas ! Nous allons les accompagner sur leur première partie du marathon 🙂 !

Dans mon sas de départ 🙂

Le départ est donné près de la place Bellecour et c’est parti pour 10km à longer la Saône, direction Collonges au-Mont-d’Or. Dès les premiers mètres, je trouve mes jambes lourdes « oula je pense qu’on a trop marché hier on aurait pas dû … » puis au tour de « ça va être difficile tu n’as pas fait assez de sorties longues pendant la prépa … » puis vient le « Wow on se calme on y va et on gère et stop aux pensées négatives ! « . Les premiers km passent à une vitesse folle, je profite du paysage, ça commence à grimper jusqu’au restaurant de Paul Bocuse. Comme à mon habitude, je fais en sorte de m’accrocher à des coureurs ayant mon allure, de visu. Sauf qu’à chaque fois, au bout de quelques foulées, je me rends compte que je vais plus vite qu’eux. Je dépasse, je dépasse. Je me fais doubler aussi. Comme souvent ! Mais j’ai vraiment l’impression de doubler plus qu’à mon habitude !

10ème km : 56 minutes à ma montre. Je suis contente, j’ai réussi à ne pas partir trop vite, à ne pas perdre trop d’énergie sur cette première partie et ses beaux faux plats quand même ! Je prends le virage direction le pont Paul Bocuse que je fixe depuis quelques km déjà ! Et c’est parti de l’autre côté pour retourner au centre de Lyon.

15ème km : mon psoas commence à tirer au niveau de ma hanche gauche. Et je pense aux étirements que m’a dit de faire mon osthéo et que j’ai un peu oublié … deux pastilles de Sporténine, je serre un peu les dents et ça finirait presque par passer !

17ème km : 1h38 ou 39 à ma montre ! Et la phrase intérieure « ma cocotte, tu ne vas pas mettre une demie-heure à courir les 4 derniers km ! le RP sera là, va le chercher ! » Entre le 16ème et le 18ème km, nous courrons dans le tunnel ou le « tube » de la Croix-Rousse. On me l’avait présenté comme le moment difficile de la course. Personne n’aime les tunnels : il y fait sombre, il y a moins d’air et j’avoue ne pas forcément en avoir un bon souvenir en repensant au marathon de Paris 😉 disons que ce n’est pas le meilleur moment. Breeef, une dernière gorgée d’eau, je jette ma bouteille et let’s go dans le tunnel. Le sol est lisse. Pas besoin de regarder où je mets mes pieds. Je me concentre donc sur mon allure, ma posture, et je double, je double, je double. J’ai adoré mes sensations à ce moment de la course !

L’arrivée : nous sortons du tunnel au 18ème km, directions le centre ville, la place Bellecour et la ligne d’arrivée ! Mon seul objectif : ne pas lâcher le rythme et accélérer doucement mais sûrement jusqu’à accélérer pour de bon une fois place Bellecour … en me demandant quand était cette fichue arche d’arrivée ! 2H03’38sec. Je n’en reviens toujours pas ! J’étais déjà tellement contente avec mes 2h14 à Marseille il y a six mois ! Et voilà que je gagne plus de 10 minutes sur la distance ! J’en ai les larmes aux yeux et la terrible envie au ventre de revivre les émotions de l’arrivée du marathon !

Ah oui et … j’ai couru avec mes Hoka du marathon ❤ (et oui je sais, je dois les mettre de côté !)

Pas le temps de se reposer après notre semi-marathon, il était temps d’allez supporter les copains sur le 10km … et d’aller boire un monaco 🙂

Tous finisher !!!

Et maintenant ? Mon coach me conseille de gagner en vitesse en participant à quelques courses de 5KM maintenant que j’ai acquis ma base d’allure calme à 10km/h ! Mes envies : le semi-marathon de Lisbonne le 11 mars, le semi-marathon du vignoble d’Alsace le 17 juin …puis surtout le marathon d’Amsterdam en octobre 2108 😀 J’ai si hâte de me relancer dans la préparation d’un marathon, de revivre les sensations du jour de la course … mais pour l’instant, place à un peu de repos, aux étirements de mon psoas et je verrai plus tard de quoi 2018 sera fait !

Et vous, vous avez couru à Run in Lyon ?

A très vite,
Marine.

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