Semi-marathon de LYON : mon #CR

Après une pause de deux semaines sans course à pieds cet été (mais tout en continuant le RPM), après avoir mis en place le plan de préparation pour le semi-marathon de Lyon avec peu de temps dédié aux sorties longues et de nombreux fractionnés et après un nouveau RP sur une course bien plate de 10KM en 53 minutes (ouiiiiii 🎉) et un autre 10KM en 55 minutes avec des côtes à 12% (qui piquent !), c’était parti le week-end dernier direction #RUNINLYON et son semi-marathon avec peu de sorties longues au compteur !

La veille

Après un passage pour chercher des forces chez Coney Cookies , c’est sous nos parapluies et sous des trombes d’eau que nous sommes allés récupérer nos dossards au village Run in Lyon place Bellecour. Vous comprendrez vite que vue la pluie … nous n’avons pas profité longtemps du village une fois nos dossards et t-shirts en poche ! Le soir, et ça va finir par devenir un rituel je crois : pas de pâtes mais de l’eau pour l’hydratation et un gros bol de chirashi saumon-avocat !

Le jour-J

Réveil 6h30 pour un départ à 9h00 et une fermeture de sas vers 8h30 il me semble ! Petit déjeuner salé au programme : thé vert, petit pain complet aux graines, tranches d’emmental, jambon et une demie banane. J’arrive finalement dans mon sas où des toilettes sont disponibles (plutôt pratique!). La météo est parfaite, il fait encore frais au moment de prendre le départ mais les nuages s’en vont rapidement ! A ma grande surprise, nous prenons le départ avec les marathoniens et sommes donc mélangés dans le sas ! Nous allons les accompagner sur leur première partie du marathon 🙂 !

Dans mon sas de départ 🙂

Le départ est donné près de la place Bellecour et c’est parti pour 10km à longer la Saône, direction Collonges au-Mont-d’Or. Dès les premiers mètres, je trouve mes jambes lourdes « oula je pense qu’on a trop marché hier on aurait pas dû … » puis au tour de « ça va être difficile tu n’as pas fait assez de sorties longues pendant la prépa … » puis vient le « Wow on se calme on y va et on gère et stop aux pensées négatives ! « . Les premiers km passent à une vitesse folle, je profite du paysage, ça commence à grimper jusqu’au restaurant de Paul Bocuse. Comme à mon habitude, je fais en sorte de m’accrocher à des coureurs ayant mon allure, de visu. Sauf qu’à chaque fois, au bout de quelques foulées, je me rends compte que je vais plus vite qu’eux. Je dépasse, je dépasse. Je me fais doubler aussi. Comme souvent ! Mais j’ai vraiment l’impression de doubler plus qu’à mon habitude !

10ème km : 56 minutes à ma montre. Je suis contente, j’ai réussi à ne pas partir trop vite, à ne pas perdre trop d’énergie sur cette première partie et ses beaux faux plats quand même ! Je prends le virage direction le pont Paul Bocuse que je fixe depuis quelques km déjà ! Et c’est parti de l’autre côté pour retourner au centre de Lyon.

15ème km : mon psoas commence à tirer au niveau de ma hanche gauche. Et je pense aux étirements que m’a dit de faire mon osthéo et que j’ai un peu oublié … deux pastilles de Sporténine, je serre un peu les dents et ça finirait presque par passer !

17ème km : 1h38 ou 39 à ma montre ! Et la phrase intérieure « ma cocotte, tu ne vas pas mettre une demie-heure à courir les 4 derniers km ! le RP sera là, va le chercher ! » Entre le 16ème et le 18ème km, nous courrons dans le tunnel ou le « tube » de la Croix-Rousse. On me l’avait présenté comme le moment difficile de la course. Personne n’aime les tunnels : il y fait sombre, il y a moins d’air et j’avoue ne pas forcément en avoir un bon souvenir en repensant au marathon de Paris 😉 disons que ce n’est pas le meilleur moment. Breeef, une dernière gorgée d’eau, je jette ma bouteille et let’s go dans le tunnel. Le sol est lisse. Pas besoin de regarder où je mets mes pieds. Je me concentre donc sur mon allure, ma posture, et je double, je double, je double. J’ai adoré mes sensations à ce moment de la course !

L’arrivée : nous sortons du tunnel au 18ème km, directions le centre ville, la place Bellecour et la ligne d’arrivée ! Mon seul objectif : ne pas lâcher le rythme et accélérer doucement mais sûrement jusqu’à accélérer pour de bon une fois place Bellecour … en me demandant quand était cette fichue arche d’arrivée ! 2H03’38sec. Je n’en reviens toujours pas ! J’étais déjà tellement contente avec mes 2h14 à Marseille il y a six mois ! Et voilà que je gagne plus de 10 minutes sur la distance ! J’en ai les larmes aux yeux et la terrible envie au ventre de revivre les émotions de l’arrivée du marathon !

Ah oui et … j’ai couru avec mes Hoka du marathon ❤ (et oui je sais, je dois les mettre de côté !)

Pas le temps de se reposer après notre semi-marathon, il était temps d’allez supporter les copains sur le 10km … et d’aller boire un monaco 🙂

Tous finisher !!!

Et maintenant ? Mon coach me conseille de gagner en vitesse en participant à quelques courses de 5KM maintenant que j’ai acquis ma base d’allure calme à 10km/h ! Mes envies : le semi-marathon de Lisbonne le 11 mars, le semi-marathon du vignoble d’Alsace le 17 juin …puis surtout le marathon d’Amsterdam en octobre 2108 😀 J’ai si hâte de me relancer dans la préparation d’un marathon, de revivre les sensations du jour de la course … mais pour l’instant, place à un peu de repos, aux étirements de mon psoas et je verrai plus tard de quoi 2018 sera fait !

Et vous, vous avez couru à Run in Lyon ?

A très vite,
Marine.

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L’après marathon : et maintenant ?

L’euphorie et le blues post-marathon étant tous les deux passés, il était temps que je me pose cette question : et maintenant ?

Garder le rythme

Le rythme dans le frigo. A savoir, bien manger, sain, à la différence que maintenant que je ne suis plus en préparation je me fais plaisir quand c’est le moment de se faire plaisir ! Toujours pas de produits laitiers chez moi (mais j’accepte volontiers du fromage lors d’une soirée cocktail par exemple 😉 ), je mange en plus petite quantité le soir surtout si je n’ai pas très faim et je continue de boire entre 1,5L et 2L d’eau par jour.

Le rythme à la salle de sport. L’objectif après le marathon était de commencer la musculation. A la salle. Sur les machines. Le truc un peu improbable et réfractaire pour moi… Mais les machines ne sont pas réservées aux musclors ! Le but : renforcer mes cuisses pour « pousser plus » et gagner en explosivité (coucou la presse – ps : je ne soulève même pas mon poids à l’heure actuelle !), gagner des abdos pour soulever plus facilement, mon dos car c’est lui qui a souffert pendant le marathon, et les bras pour un peu d’esthétisme 🙂 En parallèle, toujours un peu de vélo elliptique et d’escaliers pour les fesses !

L’été approchant on m’a demandé si j’allais au sport pour perdre du poids, pour le fameux « bikini body » et non, alors oui ça fait plaisir de voir son corps prendre de plus jolies formes mais mon unique but est bien plus motivant qu’un simple maillot de bain pour 2 mois, mon but est de courir plus vite !!! J’en ai aussi profiter pour changer mes Hoka One One. J’ai repris le même model que j’avais au marathon mais les nouvelles, les Bondi 5 et je suis toujours très bien dedans !

Tester d’autres sports

Toujours à ma salle de sport, j’ai tester le cours de RPM, aussi appelé « cycling indoor ». On pédale en vitesse sur de la musique rythmée et entrainante. On augmente l’intensité, on se lève, on se rassoit (en gardant l’intensité : le pire !) et on continue comme ça pendant 45 minutes. Le temps passe très vite et on brûle en moyenne 600kcal en une session ! Wahou ! Je n’ai jamais été autant trempée en aussi peu de temps 🙂 Bref, je sens que je progresse plutôt bien et j’y vais toujours avec le sourire !

Tenter de trail

Heuuu. Laissez-moi rire. Alors … en gros, papa-coach préfère le trail et il a fait que de la route pendant 3 mois pour moi, pour le marathon, … vous me voyez venir ? En échange je lui devais bien quelques sorties trail non ? Je pensais même m’inscrire à un trail de 14km pour ce week-end … bref, j’ai fais un entraînement trail. 8,2KM dans la forêt alsacienne. 1h55. 470m de dénivelé positif ! J’en ai clairement chié. Grimper ok, ce n’est pas facile mais on prend sur soi dans l’effort et on grimpe. Descendre, pas ok. Je n’aime pas descendre au milieu des cailloux (pardon, des rochers), des branches, des racines et même des troncs. J’ai même fait une descente sur les fesses 🙂 Par contre oui, la vue une fois en haut est juste magnifique et méritée, changer de terrain fait également du bien au corps et aux articulations et je pense même retenter quelques sorties avec des pentes plus simples … mais surtout, il me faut des chaussures de trail pour ne plus glisser 🙂 Et si non courir dans les vignes c’est jolies aussi et plus délicat non ? Bon ok c’est pas du trail. Vous l’aurez compris, je ne me suis pas inscrite à ce fameux trail. Vive la route et les sentiers ! Un peu trop peur de me blesser aussi !

Trop fière une fois en haut … je ne savais pas les descentes qui m’attendaient !

Se fixer les prochains objectifs

Sur 10KM. Interdiction du coach de retourner sur du semi tout de suite, le corps ayant assez subi avec toute la préparation du marathon. L’objectif était donc tout trouvé : retourner sur du moins d’une heure aux 10KM ! C’était chose faite le 1er mai au milieu des vignes, avec seulement 3 petites sorties entre cette course et le marathon. 59’30. Clairement, sur du plat, avec du fractionné et sans jet lag, je pouvais faire mieux ! J’ai donc remis le couvert avec les fractionnés pour passer tous mes 10KM d’entraînement en moins d’une heure. Et j’ai finalement fait une petite course alsacienne à Haguenau de deux boucles plates de 5km … en 56 minutes !

Et courir dans les vignes pour travailler les montées 🙂

Bon maintenant, je peux retourner sur du semi-marathon coach ? C’est programmé pour la rentrée avec le semi de LYON le 1er octobre prochain 🙂 Tellement hâte, j’adore vraiment cette distance : le temps de profiter du parcours sans cracher ses poumons et sans (trop) être épuisée à la fin !

Mais bon … les sensations du marathon me donne déjà envie de recommencer en 2018 ! Lequel me conseillez-vous ? De préférence en Europe et sans tirage au sort pour avoir une dossard. Je pensais à Amsterdam ? (Ah oui. et très important : avec une préparation qui n’aurait pas lieu en hiver hihi).

A très vite,
Marine.

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Compte-rendu : Mon premier marathon PARIS 2017

Et voilà. Nous y sommes. Je suis marathonienne. Et j’ai très envie de tout écrire pour ne jamais rien oublier de toute cette expérience et ce magnifique week-end !

Pour savoir pourquoi j’ai décidé de courir le marathon de Paris, je vous invite à relire cet article, si vous voulez en savoir plus sur ma préparation, c’est par ici pour les premières semaines et par pour la fin de la préparation. Allez, prêt à décoller destination ce week-end magique ?

Tout a commencé jeudi : j’ai débuté ma cure de Maltodextrine. J’ai arrêté de mangé des légumes et des fruits (sauf les bananes) et je n’ai fait que manger des pâtes et de la viande blanche ! Vendredi, nous prenions le TGV (Laurent, mon papa et moi) direction Paris ! Nous sommes directement allés au salon du running pour récupérer nos dossards le vendredi soir. C’était rapide, vraiment juste pour avoir le dossard et avoir encore le samedi devant nous au cas où nous aurions eu un problème au niveau du certificat médical. Vendredi soir, nous retrouvons deux coureurs de notre club de course à pieds, direction … un petit italien pour manger des bonnes pâtes al dente ! Il parait que l’avant-dernière nuit avant le marathon est la plus importante. Bonne grosse et longue nuit au programme donc. Samedi matin, réveil en douceur direction le salon du running pour cette fois, profiter des différents stands. Wahou. Quel salon ! Première étape : faire mon bracelet d’allure (objectif premier : terminer mon premier marathon. objectif second : 4h59′ si les conditions le permettent !). Puis petit moment shopping chez Asics pour deux jolis tshirts du marathon. Et nous nous sommes baladés dans les allées avec notre bouteille de Malto jusqu’à midi pas plus pour ne pas trop fatiguer les jambes. Enfin, direction petit pique-nique avec les copines sur le champs de mars. Encore merci Amandine pour ces magnifiques coquillettes et cet oeuf hihi ! Enfin vers 16h00 je retourne à l’hôtel pour une petite sieste, préparer mes affaires pour le lendemain. A 19h00 nous partons dîner … des pâtes al dente toujours ! Et puis … au lit … !

Tous ces conseils suivis à la lettre ! Ps : j’ai l’air HYPER rassurée pour ce qui m’attend !

Samedi 19h00 – mes affaires sont prêtes !

Dimanche 9 avril 2017

Je suis réveillée à 4h45. J’ai bien dormi. Je reste encore un peu dans le lit. Ne me sens pas trop stressée. Mes affaires sont prêtes. Je sais ce que je dois faire. Douche. Tresse. Petit déjeuner à 6h30 – 3h00 avant le départ. C’était d’ailleurs très drôle cette ambiance au petit déjeuner avec tous ces marathoniens ! Au programme : thé, banane, une part de mon gâteau sport fait maison, une tartine, un smecta et c’est parti ! Je me tartine (littéralement) de crème Nok, d’arnica et de crème solaire, j’enfile mes affaires. Repasse 3 fois aux toilettes (pour être sûr !). Et … c’est parti direction l’Arc de Triomphe. Avec mes poches pleines de … pain d’épice, gâteau sport, une pompot’, une boisson … tout ce que j’ai amené pour rien mais qui me rassurait 😉 Et que j’ai jeté avec ma veste avant de partir !

8h00 : Petit pipi avenue Foch (que je rajoute à la liste des endroits post-course dont je suis très fière). Photos. Dernier bisous à mon chéri … et c’est parti direction le sas de départ. Je retrouve Amandine dans le sas, c’est le moment des derniers câlins. Je pleurs. Déjà. Je suis tellement fière d’y être, d’avoir terminé la prépa, de l’avoir tenue, d’être en forme. Le départ approche très vite et c’est sur la musique « I, I follow, I follow you… » que nous prenons le départ. Et mon papa, c’est pendant 42,195km que j’allais le suivre !

Dans notre sas de départ !

Et voilà, après 14 semaines d’entraînements, de sorties longues, de fractionnés, me voilà entrain de descendre l’avenue des Champs Elysées, de faire un tour place de la Concorde, de remonter la rue de Rivoli (et de croiser Laurent qui a eu le temps de crier mon prénom 🙂 ) … tout ça à une allure de 6′ au km au lieu des 6’30 prévues. On ralenti le rythme pour se caler sur un 6’20 au minimum. Direction Bastille, le premier ravitaillement. Tout ça se passe tellement vite ! La première étape est passée, en 31 minutes. Direction Vincennes maintenant. Comme prévu, je fais une petite pause pipi au 12ème km, juste après qu’Amandine m’ait rattrapée avec une petite tape sur la fesse gauche. J’en profite pour mettre ma musique que je ne voulais pas mettre au début pour pouvoir en profiter au maximum. On sort tranquillement de Vincennes, je suis toujours en avance de presque 10 minutes sur mon temps souhaité, il fait chaud mais les pompiers nous arrosent et je trempe ma casquette dans les bassines d’eau 🙂 . Nouvelle étape : retourner à Bastille et atteindre le semi. Le ravitaillement du 20ème km était wahou … les gens étaient pressés quoi ! A chaque ravitaillement, nous ralentissions avec papa pour ne pas nous perdre et ne pas glisser sur une bouteille ou des peaux de bananes ! J’ai pris à chaque ravitaillement : une bouteille pour boire et m’arroser, deux sucres et un morceau de banane. Pas de gels. Et un seul croc dans les pâtes de fruit que j’avais emporté dans mon cuissard.

Je termine le premier semi en 2h20 et je suis toujours en avance de 10 minutes sur mon temps prévisionnel. Direction les quais de Seine, la chaleur et le soleil qui tape. Un seul objectif : ne rien lâcher, profiter des animations mises en place par Asics (coucou les tunnels décollage et zen), remonter chaque tunnel en courant et garder le sourire. On atteint « déjà » la Tour Eiffel. On tente même un petit selfie ! J’ai remonté tous les tunnels en courant, j’ai toujours la patate et je remarque que j’en suis déjà à 3h00 de course à une allure moyenne de 6’45, je suis déjà sacrément fière de moi !

Papa toujours en forme pour prendre des selfies !

Ensuite, la prochaine destination était de retrouver Laurent et ses parents Porte d’Auteuil. Qu’elle était longue cette avenue de Versaille avant de le retrouver ! Je lui ai sauté dessus : un bisous et le temps de lui dire « tout va bien » que j’étais déjà repartie. Je crois que c’est à partir de là que j’ai passé le mur. Que je suis passée de 6’30 à 8′ au km. Les supporters sont toujours présents et très nombreux, même dans le bois de Boulogne que nous rejoignons ! Ma pancarte préférée : « C’était une bonne idée il y a 4 mois » . Ca grimpe, mais j’augmente le son de la musique et ne pense plus à rien d’autre qu’à avancer.

34, 35, 36, 37 … 38….. 4H00 de course quoi. Je n’en reviens pas ! Je n’ai toujours pas de crampes, pas d’ampoule, pas de douleurs autres que « les cuisses en feu », ce qui est juste normal à cette étape ! Je ressens juste le besoin de m’étirer le dos, donc on se met sur le côté et je reproduits les mouvements que papa me montre ! M’arrêter pour marcher aux ravitaillements m’empêche presque de repartir et me fait plus mal que de continuer à trottiner … On marque chaque km passé avec mon père, on se check, il me dit que je vais y arriver !!!!

39… 40 … 41 … le regard des spectateurs admiratifs me donne envie de pleurer de joie. Je me dis que j’y suis presque, que je vais y arriver. Mais dès que j’entends une sirène de la Croix Rouge je me dis qu’en vrai, je pourrai tomber d’un instant à l’autre ! Je laisse les larmes (de joie) de côté et me re-concentre.

42. PUTAIN ON Y EST PRESQUE. J’ai envie de pleurer … je sens ma respiration s’accélérer. Je vois l’arche d’arrivée !!!! Le tapis vert !!!! J’essaye d’accélérer mais je crois que je pleure déjà …du coup pas très facile. On prend la pause devant les derniers photographes. Et on passe la ligne d’arrivée. En pleurant. En se serrant dans les bras. On avance pour chercher nos t-shirts FINISHER. On avance pour chercher MA MÉDAILLE. J’aperçois Anne … bref j’ai beaucoup pleuré, on a fait des selfies, on s’est prise dans les bras… beaucoup trop d’émotions je vous le dit.

Et après ? Ah ah ! Après les jambes ont crié de douleur quand il a fallu s’arrêter ! J’ai appelé ma maman, je me suis assise 5 minutes pour faire un Facetime avec ma soeur, on a rejoint les copines, fait des tonnes de photos. Amandine m’a prise dans ses bras en me disant qu’elle ne voulait plus jamais être ma copine (elle a changé d’avis depuis et veut bien recommencer avec moi hihi ❤ ).

Voilà, JE SUIS MARATHONIENNE. Je l’ai fait. Moi la non sportive. J’ai couru 5H10 sans presque jamais m’arrêter, sans vouloir marcher (bon ok ça faisait encore plus mal quand je marchais en plus lol). Retour en métro jusqu’à l’hôtel, douche, BURGER et BIÈRE bien mérités et nous voilà déjà dans le TGV pour rentrer à Strasbourg.

  

Les meilleures supportrices de toute LA TERRE ❤ #TEAMCARROTCAKE
Le meilleur Chérichou du monde ❤
J’ai pas trop pleuré ÇA VA !!!!! (Je n’assume pas ma tête mais bon, c’est l’émotion quoi…)

Lundi : J’avais rendez-vous chez la kiné pour un gros massage du dos et des jambes. Un pur bonheur ! Je sentais bien mes courbatures (normal quoi) mais j’étais surtout très fatiguée de ma grosse journée de la veille ! J’ai re-pleuré toute seule dans ma voiture en y pensant. J’ai pleuré dans les bras de ma maman. Et j’ai réussi à ne pas pleurer au club le soir pour montrer ma belle médaille 🙂 Et mardi je suis retournée au travail montrer ma médaille me la péter 🙂

Je n’ai pas dit « plus jamais » . Je veux déjà recommencer. Je veux déjà revivre ça. Souffrir. Pleurer. Être heureuse. Avoir le corps plein d’endorphine. Pleurer en y repensant et regardant les photos ! J’ai envie de vous dire de foncer si l’expérience et la distance vous tente, de ne pas réfléchir, de suivre votre prépa, de profiter de chaque instant de votre prépa et de votre course. De lever la tête pour voir ce ciel bleu et ces monuments, tout en la rabaissant pour éviter les bouteilles d’eau … Bref … je vais m’arrêter là parce que je crois que je pourrais écrire un roman sur ce weekend magique que je viens de passer !

Et puis … merci à tous pour vos nombreux encouragements avant, pendant et vos messages après ❤

A très vite,
Marine.

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